Comment avoir un business au service de sa vie et pas l’inverse ?

24 mars 2021
Doriane Baker

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La plus grosse erreur que l’on fait en tant qu’entrepreneur, c’est de sacrifier notre vie personnelle pour nous consacrer à notre business. C’est pour cela que créer des process et des systèmes pour réduire notre charge de travail est important. 

Après deux burn-out, Julie nous explique dans cet épisode comment mettre en place un business au service de sa vie et ce qu’elle a fait pour y arriver. Son objectif est d’aider les entrepreneurs qui vendent leurs services à créer des offres en ligne pour justement ne plus vendre leur temps et générer un revenu récurrent.

Belle écoute !

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business au service de sa vie

Comment avoir un business au service de sa vie ?

Se poser des questions 

Julie nous explique l’importance de ne pas mettre sa vie au service de son business et de savoir prendre du recul et se poser les bonnes questions. On a tendance à se mettre des œillères et à se dire que ça y est, les process sont en place, on abat un travail immense, on fait tous les efforts nécessaires pour que tout roule… 

Mais finalement, est-ce que c’est ce qu’on aimerait faire ? C’est la question à se poser. Il faut se demander si l’on est toujours aligné avec ce qu’on propose dans son activité.

Savoir s’accorder des pauses 

Julie réalisait des journées de 8 h à 20 h auparavant. Elle n’a rien contre le fait de devoir travailler 7 h par jour, car le rythme de travail d’un entrepreneur n’est en rien linéaire. Mais elle souhaitait avoir ce loisir de se dire « aujourd’hui, je ne peux pas », « je veux profiter de ma fille ». 

Apprendre à prendre des pauses est essentiel pour avoir un bon rythme de travail. Ce n’est pas en se disant « j’ai assez travaillé aujourd’hui, donc là je peux faire moins d’heures » qu’on doit moduler son emploi du temps. 

Accepter de gagner de l’argent en travaillant moins

Aujourd’hui selon Julie, on valorise beaucoup le fait de faire X heures, pour X succès, pour X CA. Elle prend pour exemple deux périodes de son business pour la vente de son offre. La première, elle avait abattu un travail titanesque pour tester et vendre une offre, tout en gérant d’autres projets à côté (en plus d’avoir accouché). 

Pour la seconde, avec le recul, elle a ce sentiment de ne pas avoir tant travaillé que ça, car il y a eu des jours où elle n’avait pas envie ou ne pouvait pas travailler. Mais le système mis en place a fait que le CA a quintuplé. On ressent un manque de légitimité à toucher de l’argent avec moins d’effort, comme si ce n’était pas vrai et que c’était trop simple. Il faut accepter le fait que le ratio travail/argent ne peut pas être proportionnel.

Quels sont les pièges à éviter ?

S’enfermer dans la cage dorée de l’entrepreneuriat 

C’est une grosse erreur en tant qu’entrepreneur que l’on fait. On aura tendance à sacrifier notre vie personnelle pour nous consacrer à notre business. Alors qu’il faut faire le contraire. Pour se libérer du temps et réduire notre charge de travail au fur et à mesure, mettre en place des process est nécessaire. Même si on est passionné et qu’on aime ce que l’on fait, il ne faut pas qu’on se retrouve à ne se consacrer qu’à son activité. J’en ai fait les frais et j’ai adapté ma façon de travailler pour garder cette liberté. 

Ne pas s’écouter 

Julie a fait deux burn-out qui l’ont menée à prendre de grandes décisions. Le premier a eu lieu après une expérience en tant que salariée, qui l’a impactée psychologiquement. Cela a été le point départ de son lancement dans l’aventure entrepreneuriale. Pendant son activité de freelancing, son calendrier de projets se remplissait, une certaine lassitude voyait le jour et ça l’a conduit au second burn-out. Il est très important de faire attention à sa santé mentale et de mesurer sa charge de travail.

Oublier pourquoi on s’est lancé

Quand on se lance en tant qu’entrepreneure, ce qui revient le plus souvent, c’est de vouloir une certaine liberté. Et Julie l’explique en donnant sa définition d’un business au service de sa vie. 

On se lance pour être libre de pouvoir gérer son temps et d’avoir la liberté de s’absenter. C’est avoir un business qui peut tourner sans nous, pouvoir voyager, profiter de sa famille. 

Pour ma part, cela rejoint la définition de Julie. Je suis quelqu’un de spontané et j’ai choisi ce mode de vie surtout pour les voyages. 

Je suis tout de même une workaholic et je passe mon temps libre à travailler sur des projets. Mais j’aime pouvoir gérer mon temps libre comme je le souhaite.  Et en ce sens, il ne faut pas oublier cette notion de liberté et de sérénité dans le fait de pouvoir faire ce que l’on souhaite.

Quelles actions mettre en place pour travailler moins et gagner plus ? 

Savoir ce qu’on ne veut plus faire

Pour Julie, il est très important de savoir ce qu’on ne veut plus faire pour se réaligner avec soi. Lorsqu’on a tout mis en place, on a tendance à s’oublier. Lorsqu’on est freelance, que l’on est dans ce schéma trop répétitif (nouveau client, mission terminée, quête de nouveaux clients…), on sait qu’il est temps de se poser et de réfléchir à un autre système.

Réfléchir à une alternative 

Lorsqu’on a pris conscience de ce qu’on ne veut plus, l’idéal est de réfléchir à une offre qui permet de ne plus vendre son temps et de ne plus être systématiquement derrière un ordinateur. Julie a choisi le format membership pour sortir de ce schéma trop répétitif et gagner du temps. Cela peut très bien être autre chose, un produit physique ou un autre type d’offre. Mais l’essentiel est de trouver une offre qui fait gagner du temps, tout en restant alignée avec soi pour sortir de ce schéma presque lassant.

Comment la spiritualité peut-elle nous aider à avoir un business au service de notre vie ?

 Il existe toute sorte d’outil pour faire une introspection de soi-même (comme la religion par exemple). Julie ne baignait pas du tout dans ce genre de chose à la base, même si elle aime beaucoup le folklore, la magie, etc. 

Mais lier la spiritualité à l’introspection l’a énormément aidé. Ce qu’elle conseille vivement, c’est que si tu ressens le besoin d’apprendre à te connaître, de revenir sur toi-même, c’est d’aller consulter un spécialiste ou trouver une autre voie. Jusqu’à présent, elle consulte toujours son psychologue. 

Ce genre d’outils est le reflet de ce qu’il y a déjà en nous-même. On a ce besoin de le faire ressortir pour apprendre à nous connaître, de prendre conscience de ce qu’on est et de ce qu’on possède déjà. Toujours est-il qu’il faut en faire une force et ne pas l’utiliser contre nous-mêmes. Il n’y a pas de honte à chercher de l’aide extérieure, une croyance, car avoir un business ce n’est pas facile, même si on est passionnée. 

Ne pas mettre dans les mains d’une autorité la voie à suivre, car tout est déjà en nous. La psychologie aide Julie à voir que les pensées ne définissent pas une personne.

Pour ma part, ma spiritualité et mes croyances m’aident énormément dans mon quotidien d’entrepreneure, car je m’accroche à des valeurs fortes. Des personnes arrivent très bien sans, mais d’autres ont besoin. 

Passez à l’action ! Il ne faut pas se dire « oh ce n’est pas la bonne période, je n’y vais pas », parce que c’est une excuse. Il faut utiliser ces moyens comme outils, mais ne vous en servez pas contre vous.

Les 3 conseils de Julie pour avoir un business qui nous permet d’être libres 

Faire une pause et se questionner 

Julie nous a bien fait comprendre que pour avoir un business au service de sa vie et être libre, c’est se questionner et savoir faire des pauses. Il est important de revenir sur son business model, apprendre à se connaître et comprendre ce qui ne nous correspond plus.

Tester, créer une offre

L’essentiel, c’est de se lancer. Julie a lancé son offre de membership pour avoir un revenu récurent, mais tu peux très bien lancer une formation en ligne. Cependant, il faut tout de suite se demander ce que tu peux faire avec ce que tu sais déjà. 

On aura tendance, à ce moment-là, à se questionner sur tout, son business, ses passions, ses compétences, où on veut aller. Peut-être que tu te diras qu’il faut que tu changes complètement de business model, ou que tu te formes, mais tu vas peut-être changer d’avis et ça va même sûrement arriver. Peut-être qu’il faudra faire des changements sur ton projet, tout en gardant la même base. 

Par exemple, ne plus parler d’Instagram, mais de Pinterest. Cela peut paraître énorme, mais il te sera nécessaire de te former là-dessus si besoin. Tester, créer et vendre sa formation c’est aussi pouvoir se dire que c’est possible. On voit toujours les autres le faire et on n’arrive pas à se l’ancrer à notre propre réalité. Alors il faut se lancer ! 

Choisir de ne pas créer des milliers d’offres 

Il y a un an et demi, Julie s’est lancée dans la création d’une multitude d’offres. Cette exploration ne lui a pas été vraiment bénéfique : cela lui a coûté beaucoup en CA et en temps. Elle a dû créer plusieurs systèmes d’automatisation et elle s’est même perdue dans ses stratégies marketing. 

Mais elle a pris conscience de ce syndrome de l’objet brillant de création de formations avec cette expérience : un e-book par-ci, un workshop, une mini formation par là… Cependant, il y a toujours cette part de nous qui pense toujours à une meilleure solution pour son offre. C’est une véritable plaie, car on finit par s’éloigner du fait de pouvoir gagner du temps. L’idéal est de tester une chose à la fois pour ne pas s’éparpiller.

Avec ses 5 ans d’expérience dans le domaine entrepreneurial, Julie Kinoko nous explique comment ne plus vendre ton temps, tout en générant des revenus. Pour avoir un business au service de sa vie, l’important c’est de :

  • savoir s’écouter pour adapter son business au fil du temps ;
  • ne pas oublier pourquoi on s’est lancé dans l’entrepreneuriat ;
  • apprendre à se connaître (par la religion ou autres croyances et aides extérieures).

En se lançant dans l’entrepreneuriat, on a tendance à oublier cette notion de liberté qu’on souhaitait avoir au début. L’important c’est de prendre conscience que la ration temps/argent est biaisé pour se rendre compte que notre vie ne doit pas être au service de notre business, mais bien l’inverse. 

En testant et en vendant une offre (formation en ligne, membership), on se donne les moyens de pouvoir générer des revenus récurrents et gagner du temps dans son business pour qu’il fonctionne sans que l’on soit systématiquement derrière notre écran.

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