Entrepreneuriat : mon parcours de ma scolarité à mon métier de rêve

31 mars 2021
Doriane Baker

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Dans cet épisode, j’ai décidé de te raconter mon parcours de ma scolarité jusqu’à mes premiers pas dans l’entrepreneuriat. Je n’aime pas particulièrement parler de moi, mais je sais qu’écouter / lire ce genre de témoignage aidera beaucoup de monde.

Je n’ai pas toujours été la personne épanouie et confiante telle que je le suis aujourd’hui : quand j’étais plus jeune, on me prédisait toujours un sale avenir. C’est pourquoi mon histoire t’aidera à prendre conscience que je ne suis pas si différente de toi.

Si aujourd’hui je suis entrepreneure avec une activité rentable, tout le monde peut le faire, avec de la détermination et de la persévérance.

Belle écoute !

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entrepreneuriat mon parcours

Le rejet du système scolaire : le point de départ

Les bases de mon histoire

Les bases de mon histoire ne sont pas exceptionnelles. L’enfance que j’ai eue n’a pas été triste, loin de là : elle a été plutôt classique.

  • Je suis née et j’ai grandi à Paris, dans le 19e jusqu’à mes 25 ans ;
  • je suis fille unique (avec un demi-frère paternel) ;
  • mes parents ont divorcé quand j’avais 8 ans.

Par la suite, ma mère et moi avons vécu quelques années avec mes grands-parents. À leur retraite, ils se sont installés en province et mon frère est parti à l’étranger : nous nous retrouvions donc seules avec ma mère.

Une scolarité presque chaotique

La plupart des professeurs faisaient comprendre que je n’étais ni douée ni concentrée : mes résultats n’étant pas satisfaisant à leurs yeux, je devais suivre une filière professionnelle. La détermination de ma mère est allée à l’encontre de cette décision : les professeurs ne faisaient pas le poids contre elle et j’ai suivi un cursus général.

Malgré le fait qu’elle croyait en moi, qu’elle me poussait à la réussite, je me sentais oppressée dans le milieu scolaire. Je me cherchais et je dirais même que j’étais mal dans ma peau. Cela peut paraître jeune, mais j’ai le souvenir de cette sensation au primaire. J’ai enduré l’école jusqu’à ma seconde, où j’ai redoublé. 

    • j’exprimais trop mon avis ;
    • « je ne restais pas assez à ma place » pour reprendre les termes du corps enseignant ;
    • j’étais trop « moi » et ça ne plaisait pas.

J’avais des amies et je garde tout de même quelques beaux souvenirs des bancs de l’école. Mais au fond de moi, je rejetais le système scolaire, tout comme lui ne semblait pas vouloir de moi.

Un début d’épanouissement

Je me suis orientée vers une filière en communication lors de mon entrée en 1ère (en STG, à l’époque).

  • les matières me plaisaient ;
  • les professeurs avaient d’autres expériences (ils avaient été manager par exemple et avaient bossé) ;
  • le rapport entre le corps enseignant et les élèves était différent
  • Après presque 16 ans à l’école, je commençais enfin à apprécier les cours. J’ai obtenu mon baccalauréat, mais pas avec les études supérieures que je souhaitais.

Une grande décision pour une nouvelle vie

J’ai entamé un BTS MUC, à la suite de mon baccalauréat. Cependant, cette sensation d’oppression que j’avais auparavant était revenue. Malgré les bons résultats que j’obtenais, j’ai décidé de tourner le dos au système éducatif dans lequel j’étais depuis maintenant 16 ans.

C’est à ce moment-là que ma vie a pris tout son sens et que tout s’est joué en quelques semaines.

  • j’ai abandonné mes études supérieures ;
  • j’ai rencontré mon mari (sans savoir à l’époque qu’il allait le devenir) ;
  • je trouvais mon premier travail.

Mes premiers pas dans le monde du travail

Mes premières impressions

Le 3 janvier 2011 a été le début d’une toute nouvelle vie.

  • j’étais en CDI à temps plein (même si je n’avais ni diplôme ni expérience) ;
  • je travaillais dans une boutique de mode haut de gamme (dans un quartier très chic, avec vue sur l’Arc de Triomphe) ;
  • je vivais ma première approche en relation cliente en tant que conseillère de vente.

J’étais dans cette démarche d’offrir la meilleure expérience client qui soit, en laissant un souvenir mémorable à toutes les personnes que je conseillais.

J’aimais le domaine de la mode (et j’aime toujours d’ailleurs) et ça m’a beaucoup aidé. C’est ce qui m’a permis d’aider les clientes dans leurs choix, en fonction de leur style et de ce qui était susceptible de leur plaire. J’aimais ce contact direct, avec la gestuelle, le sourire, l’accueil des clients.

Par la suite, j’ai évolué comme merchandiser au sein de ma boutique.

  • j’ai commencé à assumer des petites responsabilités (gérer la caisse, etc.) ;
  • j’avais noué des liens avec des clientes fortunées, me constituant mon propre carnet de clients ;
  • j’avais rendu fier mon manager, en ayant vendu l’équivalent de plusieurs mois de salaires en vêtements à une cliente avec qui j’avais passé du temps.

Mais petit à petit, je me suis rendu compte que cette approche de la relation clients dans le domaine du luxe faisait que je n’étais pas moi-même. J’avais quand même beaucoup de retenue et c’était presque distant et froid. Surtout, le rapport à l’argent ne correspondait pas à mes valeurs.

Un changement d’univers

Au bout de deux ans, ce milieu ne me correspondait vraiment plus.

  • j’avais beaucoup évolué mentalement ;
  • mes croyances avaient changé ;
  • je voulais plus de sens dans mon travail.

Même si j’aimais le contact avec les clientes et l’ambiance sympathique, j’avais besoin de changement : je ne voulais plus « vendre pour vendre ».

J’ai eu des petits emplois, à droite et à gauche, toujours dans l’univers du luxe et de la mode : ce n’était rien de transcendant, mais j’étais toujours en quête de ma propre voie.

Je suis même restée une seule journée dans un emploi (heureusement que les périodes d’essai existent). Puis, j’ai eu un déclic lors de ma dernière expérience dans le luxe : j’avais été embauchée chez une marque de luxe aux Galeries Lafayette et je me suis dit, au bout d’un seul jour, que cet univers n’était vraiment plus fait pour moi.

Un nouveau vent de fraîcheur dans ma vie professionnelle

Mes premiers pas dans le customer care

Je suis restée plusieurs mois sans travailler, jusqu’à être de nouveau prise comme conseillère de vente pour une marque anglaise de cosmétiques, Lush, pleine de valeurs.

  • des produits faits main ;
  • respectant les animaux et les humains ;
  • marque engagée, avec des valeurs qui me parlaient.

Je retrouvais ce même vent de fraîcheur connu en 2011, lors de mon premier emploi.

J’apprenais énormément de choses sur un nouvel univers, moins guindé que les entreprises pour lesquelles j’avais travaillé. C’est à ce moment-là que j’ai approché une toute autre facette de la relation client : le customer care.

  • une approche chaleureuse et amicale ;
  • davantage de conversations, avec même des fous rires ;
  • pouvoir être moi-même.

Au bout d’un an, il y a eu un poste au service client qui s’ouvrait. Les détails du poste me plaisait, alors j’ai postulé et j’ai passé les entretiens. Je souhaitais tellement avoir ce poste que je me projetais et j’étais sûre que c’était moi qui allais l’avoir.

Sauf que je n’ai pas été choisie : c’était la première fois de ma vie que je ratais un entretien et que j’étais aussi déçue et désespérée. Je le convoitais tellement que ce que je ressentais était inexplicable.

Une évolution de carrière vers mon métier de rêve

Quelques semaines plus tard, mon destin se joua en quelques secondes. La manager du service client m’annonçait que le poste que je souhaitais avoir était à nouveau libre. La personne prise auparavant allait évoluer ailleurs et c’était moi qu’on voulait.

De ce fait, j’entamais une nouvelle étape de ma vie et d’énormes changements sont arrivés en très peu de temps.

  • je ne travaillais plus en magasin, mais au siège de l’entreprise dans de magnifiques bureaux ;
  • j’apprenais de plus en plus les ficelles du domaine du customer care ;
  • j’ai été promu manager adjointe
  • puis manager customer care

J’ai beaucoup appris sur le customer care et j’ai évolué très rapidement, jusqu’à devenir la référente en satisfaction client pour un site e-commerce qui générait des millions de CA par an, constitué d’un réseau de plus de 50 boutiques présentes sur 3 pays.

Entre-temps, je m’étais lancée dans l’entrepreneuriat avec un eshop de vêtements pour femmes que j’ai dû fermé avec cette nouvelle vie et ce nouveau poste à responsabilités. Je ne me retrouvais plus et avec la vente en ligne en plus, je ne pouvais plus gérer les stocks, aller dans les magasins, faire les inventaires, etc. (même si j’aimais la relation client avec mon eshop).

Je m’étais mariée et j’avais déménagé hors de Paris. Je voyageais régulièrement à Londres, dans le sud de l’Angleterre et comme on dit, je vivais ma meilleure vie.

Aujourd’hui, je suis extrêmement reconnaissante pour ce travail, ce métier dans lequel je me suis épanouie : sans lui, je ne serais pas l’entrepreneure que je suis aujourd’hui.

Un nouveau virage vers l’entrepreneuriat

La transition entre salariée et entrepreneure : le début d’une nouvelle vie

Ensuite, certaines choses ont changé : des éléments déclencheurs m’ont fait prendre conscience que si je devais me lancer à 100 % dans une activité entrepreneuriale, c’était maintenant.

Après un accord, je quittais mon entreprise que j’aimais tant fin 2018. Ce fut un déchirement pour moi, même si je savais que je réalisais mon destin à ce moment-là, je savais que je devais le faire : c’était mon intuition.

En novembre 2018, un magnifique voyage m’a permis de faire la transition entre ma vie de salariée et d’entrepreneure. C’est ainsi que je me suis lancée en tant que customer care manager freelance pendant 1 an.

Bilan de mes débuts dans l’entrepreneuriat

Je me suis lancée dans mon activité entrepreneuriale il y a 3 ans maintenant. Beaucoup de choses ont également changé dans mon business.

  • je me suis rendue compte que le freelancing n’était pas pour moi ;
  • j’ai mis fin à mes prestations avec mon congé maternité fin 2019 ;
  • en 2020, j’ai pivoté mon business pour du 100 % customer care ;
  • j’ai lancé ma première formation en août 2020 ;
  • j’ai fait un second lancement en novembre 2020
  • j’ai doublé mon CA en 2020 (tout en ayant un bébé 24 h/24) ;
  • j’ai participé à l’expérience Ka-ching début 2021.

Et aujourd’hui, je me sens enfin à ma place avec mon business, dans ma vie, en tant que femme, mère et cheffe d’entreprise. J’aime ce que je fais, mais je reste tout de même bien consciente que, sans mon expérience de salariée et les personnes rencontrées qui m’ont fait confiance, je ne serai pas là où je suis. Sans ces personnes qui m’ont recommandée à des clients pour mes premières missions freelances également.

Ce qu’il faut retenir de mon histoire, c’est qu’on ne me prédisait pas du tout l’avenir que j’ai actuellement. J’ai eu une vie tout à fait banale, qui ressemble à celle de beaucoup de personnes. Mon épanouissement actuel, je le dois à plusieurs choses :

  • j’ai su saisir les opportunités au bon moment, malgré la peur ;
  • il faut suivre son intuition, même si elle va à l’encontre de tout ;
  • si aujourd’hui je réalise mes rêves, tu le peux aussi : tu as sûrement déjà les clés de ta réussite, mais tu l’ignores encore, il suffit d’y croire.

Je n’ai pas l’habitude d’autant me confier et de raconter ma vie de cette façon. Mais si j’avais entendu ou lu une telle histoire lorsqu’étais mal dans ma peau, ça m’aurait énormément aidé. J’aurai surmonté certaines périodes de ma vie plus facilement et eu de l’espoir.

Sache que personne n’a raison pour nous et que nous sommes les propres maîtres de notre vie.

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