Comment développer sa confiance en soi pour performer dans son business et assurer avec ses clients ? Avec Tiana Mayembe

6 octobre 2021
Doriane Baker

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Te souviens-tu de la dernière fois où tu aurais aimé dire non, mais où tu as dit oui ? De toutes ces fois où, par peur d’entrer en conflit, tu as préféré te taire et laisser l’autre prendre le dessus ? De ces fois où tu aurais dû envoyer un devis plus élevé, mais que tu ne l’as pas fait par peur que ce potentiel client ne le trouve « trop cher » ? De ces moments où tu as accordé une remise sur un produit sans raison apparente ? Ou de ces fois où, en repensant à une situation, tu t’es dit que tu aurais dû faire ci ou ça ? Ou encore de la crainte que tu ressens lorsque tu reçois un retour client négatif ?

Toutes ces choses-là sont très souvent causées par un manque de confiance et d’estime de soi. Cela peut avoir un impact terrible sur notre vie personnelle et professionnelle, dont ton business, mais aussi sur tes clients.

Dans cet épisode, j’accueille Tiana Mayembe, coach certifiée en confiance et estime de soi. Le sujet qu’on abordera ensemble concernera les conséquences du manque de confiance en soi, mais aussi la façon dont on peut le surmonter et le travailler.

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Comment développer sa confiance en soi pour performer dans son business et assurer avec ses clients ?

Les victimes principales du manque de confiance en soi

Tiana a choisi d’accompagner les femmes et il y a eu tout un cheminement derrière ce choix. Au moment où elle a été certifiée, elle était coach de vie. Elle prenait un peu les problèmes de tout le monde, du moment où cela touchait à la productivité et autre sujets qu’elle maîtrisait. Et elle s’est rendu compte qu’à 90 % du temps, le problème qui revenait le plus souvent, c’était le manque de confiance en soi, même lorsque les clients ne le disaient pas clairement.

Cela a été un premier déclic. Même si quelqu’un a les bonnes stratégies pour sa vie professionnelle et personnelle, s’il a un manque d’estime de lui-même, rien ne va changer. La confiance en soi est l’étape primordiale, le moteur qui lancera la machine.

En faisant des recherches, elle est tombée des nues en consultant certaines statistiques :

  • 75 % des femmes manquent de confiance en elle au travail, que ce soit dans le salariat ou dans l’entrepreneuriat ;
  • elles négocient 4 fois moins que les hommes ;
  • le manque de confiance en soi est un blocage 3 fois plus important pour les femmes dans l’entrepreneuriat que pour les hommes.

Elle a donc orienté son accompagnement sur tout ce qui touchait l’estime de soi, non seulement à cause de ses statistiques affolantes, mais aussi par rapport à sa propre expérience. Elle a vécu une période où elle n’avait pas confiance en elle, et avec cette spécialisation, la boucle était bouclée.

Les conséquences d’un manque de confiance en soi chez les salariées et entrepreneurs

Prendre confiance en soi fait partie du lot de développement à effectuer, que ce soit au niveau personnel ou professionnel. Beaucoup de personnes n’ont pas conscience qu’ils se trouvent dans ce cas de figure et que c’est bien à l’origine de nombreux problèmes qu’ils peuvent avoir. 

CHEZ LES SALARIÉES

  • difficulté à prendre la parole lors de réunions : on a les idées, mais on n’ose pas le dire ;
  • saisir de nouvelles opportunités professionnelles : on a conscience de nos qualités, mais on doute, le syndrome de l’imposteur prend le dessus et on stagne ;
  • la peur de la sociabilisation : on se pose beaucoup de questions, sur la façon de se rentre intéressante, de ne pas créer de conflit avec les autres en donnant son avis.

CHEZ LES ENTREPRENEURS

  • difficulté à se mettre en avant, surtout sur les réseaux sociaux : ces outils à part entière d’un business en ligne font que l’on a peur de montrer son visage en story, de promouvoir ses offres et ce que l’on fait ;
  • difficulté à augmenter ses prix : on n’arrive pas à fixer un prix à la hauteur de ce que l’on fait, puisqu’il sera le reflet de notre promesse face au client. On a énormément de questions qui ralentissent notre business.

Quels sont les signes d’un manque de confiance en soi ?

Prendre conscience de son manque de confiance en soi est le point de départ pour réussir à travailler dessus. Les signes sont visibles lorsque l’on prend le temps de s’écouter et c’est ainsi que l’on apprend à mieux se connaître. C’est impossible si on ne s’arrête pas et c’est quelque chose de très difficile à faire en tant qu’entrepreneur. Les choses vont vite, il faut avancer et il faut atteindre ses objectifs. Il faut se poser les bonnes questions et c’est là que les signaux principaux apparaissent

  • énormément de doutes : on n’en dort pas de la nuit, car on a plein d’idées, pleins de stratégies qui nous viennent en tête. Mais cette surchauffe du cerveau est déclenchée par le stress, car notre business n’est pas encore là où on le souhaite, etc. ;
  • difficulté à prendre des décisions : étant donné que tout l’avenir de notre business repose sur nos épaules et que l’on n’est pas sûre de pouvoir compter sur soi, on prend le temps et on tombe dans la paralysie par analyse, et finalement, rien ne se passe ;
  • le choix de pivoter ou non : c’est le moment où l’on décide de partir sur une autre spécialisation, et là, on fait face à l’incertitude, on se pose des questions avant se lancer dans ce genre d’action courageuse ;
  • la procrastination : cela peut être dû à un manque de motivation, qu’il faut retrouver la passion, mais en réalité, cette tendance perfectionniste vient du fait que l’on préfère ne rien faire si c’est pour avoir un résultat peu satisfaisant par rapport à celui qui était escompté ;
  • difficulté à mettre le holà avec certains clients : on évite la confrontation, car on a peur de perdre le client, de ne pas pouvoir en trouver un nouveau, ce qui fait qu’on accepte les abus, les retards, et limite, le manque de respect.

Comment surmonter le manque de confiance en soi ?

Pour savoir quelles solutions sont adaptées pour résoudre ce manque d’estime de soi, il faut partir du problème rencontré et non du type de personne que l’on est. Il faut savoir qu’il existe 2 types de confiance en soi :

  • la générale : elle est directement liée à l’estime de soi-même, à notre propre identité (« je n’ai pas ma place », « je ne sers à rien », etc.) ;
  • la performance : celle-ci est assimilée à une tâche ou à un rôle, comme un nouveau poste plus important, on se pose des questions quant à notre capacité à réaliser les missions, car c’est l’inconnu, mais pas sur notre intelligence propre.

Les solutions utilisées ne seront donc pas les mêmes. Si l’on est plutôt dans le deuxième cas de figure, on va devoir pratiquer, comme lorsque l’on fait du vélo la première fois. Si l’on a peur de prendre la parole en public, lors de réunion par exemple, on a besoin de 3 choses : la préparation, les méthodes et stratégies et les feedbacks. Ces 3 étapes créent un cercle vertueux autour d’un problème qui semblait épineux, mais qui devient plus doux avec de la pratique. 

Cependant, pour ceux qui se retrouvent dans le cas numéro un, ils se retrouveront bloqués, qu’importe les initiatives qu’ils prennent (relations amoureuses, business, maternité, etc.). Il est important de demander de l’aide si cela fait trop longtemps que tu te trouves au même stade. Et tu auras tout à y gagner en faisant appel à un professionnel.

    • le psychiatre : (ou psychothérapeute) diagnostique, accompagne, prescrit des médicaments, analyse les sources du problème. Il sera plus tourné vers le passé, pour faire parler les traumas, les émotions ;
    • le coach : il est plus tourné vers l’avenir, pour aider à aller de l’avant, de mettre à plat sa vie et de trouver par où commencer et vers où aller. Il part du présent pour mieux co-créer le futur, mais il ne cherche pas à conseiller.

Il est tout à fait possible de faire appel aux deux types de professionnels. Les deux fonctionnent très bien ensemble, en fonction de ce que l’on rencontre comme souci.

Trouver l’équilibre pour s’affirmer face à un client en tant qu’entrepreneur

Une personne qui est extrêmement passive dans sa communication aura tendance à manquer de franchise, dans le sens où elle va se taire. Elle va plutôt écouter et appliquer, sans forcément se prononcer.

Cependant, quelqu’un qui sait poser ses limites et se faire respecter va non seulement être à l’écoute, mais aussi parler. Il prend en compte le besoin du client qu’il aura en face de lui, mais il exprimera également le sien face à la situation en tant qu’entrepreneur : il faut les deux !

Surtout, si l’on fait face à quelqu’un de plutôt agressif ou entêté, il faut être dans une position où ce n’est pas son avis contre le nôtre. Il faut trouver un terrain d’entente. Il ne faut pas qu’il y ait un camp qui dirige davantage la dynamique de la conversation plutôt qu’un autre. Dans ce cas, ce qu’il faut faire, c’est de reformuler la demande du client et confirmer avec lui son besoin : cela montre qu’on l’écoute. Et, à partir de là, formuler notre propre besoin d’entrepreneur pour trouver un entre-deux.

C’est impossible de sortir de cet échange sans conflit si l’on ne prend pas l’avis de l’un et de l’autre en compte. Cela demande de la patience, mais en agissant de la sorte, on arrive à avoir des conversations qui ne seront pas conflictuelles.

L’écoute est le premier pas. Si on ne le fait pas, si l’on ne cherche pas à comprendre son interlocuteur, on ne va pas pouvoir répondre avec confiance et assurance.

5 conseils pour avoir une meilleure estime de soi

Tiana nous donne 5 conseils afin de travailler sur sa confiance en soi, afin de garder une ligne directrice, que ce soit pour notre vie personnelle et professionnelle

          • définir ses principes, ses standards : c’est plus facile de faire des choix en se tournant vers soi, plutôt que d’aller piocher à l’extérieur, dans la vie des autres à force de se comparer. On doit rester vers soi ;
          • définir ses valeurs personnelles : cela impacte directement notre estime si on ne les respecte pas. Par exemple, si l’on est employé dans une entreprise qui ment à longueur de journée à ses clients alors que l’une de nos valeurs est l’honnêteté, il est très certain que l’on ne sera pas épanouie dans cet environnement puisqu’il va en contradiction avec cette valeur ;
          • dissocier ses émotions des faits : lorsque l’on poste quelque chose sur les réseaux et que l’on n’a pas les retours attendus, il ne faut pas être triste, frustrée et déçue. Il faut toujours chercher des éléments factuels (le sujet choisi, algorithme, le son, la luminosité, etc.) et ne pas toujours se laisser diriger par ses émotions ;
          • se concentrer sur ce que l’on maîtrise : ce n’est pas toujours évident lorsque l’on veut quelque chose et qu’une autre dont on n’a pas le contrôle perturbe le tout. On doit être axé sur les solutions, être dans l’action, ainsi, les choses deviennent plus simples si l’on reste concentrée sur ce dont on a le pouvoir ;
          • tenir un journal de réussite entrepreneuriale : c’est dur comme mode de vie, car ce n’est pas toujours évident de rester continuellement motivé et passionné. En tenant un carnet où l’on note nos petites réussites personnelles, cela permet de retrouver un boost de confiance lorsque l’on se met à les relire à des moments où rien ne va plus pour continuer à persévérer.  

     

    Le manque de confiance en soi, d’après les statistiques, est quelque chose qui touche majoritairement les femmes, que ce soit dans le salariat ou l’entrepreneuriat.

    Le manque d’estime de soi impacte autant notre vie personnelle que professionnelle. De plus, beaucoup de personnes n’en ont pas conscience et cela peut même expliquer certains problèmes qu’ils rencontrent.

    Il existe 2 types de confiances en soi, ce qui fait que les solutions ne dépendent pas de la personne, mais du problème qu’elle rencontre. De ce fait, il est tout à fait possible de faire appel à deux types de professionnels (psychothérapeute ou coach) que ce soit l’un ou l’autre, voire les deux à la fois, en fonction des besoins.

    Tiana ajoute que la plus grande croyance erronée sur la confiance en soi est qu’il faut que ce soit quelque chose d’acquis avant de pouvoir faire ce que l’on veut. En réalité, il s’agit d’un résultat ! La formule est vulnérabilité + action courageuse = confiance en soi. Et c’est en répétant ces actions courageuses que notre estime de soi grandit.

    Comment développer sa confiance en soi pour performer dans son business et assurer avec ses clients ?

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